Kamakura jidai i鎌倉時代 (1185/1333)
L’arrivée des Shôgun
Cette période de guerre, de complots, de crises politiques entre les clans, va voir l’arrivée du Shôgun au pouvoir.
Minamoto no Yoritomo [源頼朝] (1147-1199) va prendre le pouvoir à Heian-Kyô (Kyôto) après avoir vaincu la puissant armée de feu Taira no Kiyomori (1118-1181) en 1185. Il prendra le titre de "tai Shôgun" en 1192. L’ère des Shôgun commence.
Kamakura devient la capitale en 1180. Ce village de pêcheurs est situé à 550 Km au nord de Heian-Kyô, qui reste la capitale officielle. Cette région à l'écart du Japon n'avait jamais accueilli le pouvoir jusqu'alors. C'est à la fin du XIIe siècle que Heian-Kyô prend le nom de Kyôto (capitale des capitales). Kamakura, suffisamment éloignée de la capitale impériale, ne subit pas son influence. Le gouvernement de Kamakura est indépendamment de Kyôto.

Minamoto no Yoritomo (1147-1199)
Minamoto no Yoritomo gère le pouvoir politique et administratif de l'Etat, l’Empereur n’est plus le dirigeant du pays. A sa mort, la famille de sa femme, les Hojo, se font les tuteurs de ses descendant qu’ils "éliminent" pour désigner par eux même les Shôgun successifs. Ils deviennent les Régents (shikken) du gouvernement appelé : le Bakufu (gouvernement sous la tente).
Le système féodo-vassalique est mis en place, le rapport seigneur-vassal se précise avec l'arrivée des guerriers qui bouleversent la culture japonaise.
De 1266 à 1272, les Mongols annoncent au Japon leurs désirs d'annexion. Les Hôjô rejètent les propositions des ambassadeurs. Kubilai Khan (Empereur Mongol vivant à Peking) tente une première fois d'envahir le Japon en 1274. Les Mongols, passant par la Corée, à 900 navires et 2500 guerriers, débarquent à Ky& ;uci rc;shû. Des techniques de combat collectif évoluées et l'utilisation d'explosifs (teppô) leur apporte une supériorité absolue sur les Japonais. Mais alors que les Japonais sont au plus mal, une tempête importante repousse les Mongols. Ce n'est que partie remise pour Kubilay Khan. Le Bakufu, prévoyant, fait construire des fortifications à Kyûshû, et sollicite beaucoup ses vassaux. Les richesses communes sont mises à contribution.
L'Empereur Godaigo (1288-1339)
Les Mongols tentent une deuxième offensive en 1281. 4000 navires, 140000 hommes. Encore une fois, les Japonais sont en difficulté. Encore une fois, la nature se déchaîne, à l'avantage des Japonais. Un typhon monstrueux ravage le nord de Kyûshû pendant 48 heures. Les Japonais voient dans ce phénomène un signe divin, et surnomme le typhon Kamikaze. Même si le Kamikaze a sauvé le Japon, les intrusions mongoles ont été une véritable catastrophe pour les vassaux de l'ouest. Ils se sont ruinés, sans promesse de butin. Le lien entre le Shôgun et les Gokemin s'en trouve affaibli.
L'Empereur Godaigo [後醍醐天皇] (1288-1339) ne supportant plus le pouvoir grandissant du Shôgun et profita du déclin du pouvoir du Shôgun arrivera à reprendre le pouvoir en 1333 en utilisant le vieux principe de rivalité du Sud contre le Nord.
